Les activités d'attelage que l'on peut pratiquer avec son ou ses chien(s)

Les activités d'hiver

Le ski-joring et la pulka

C’est l’équivalent du cross canin sur neige, à destination de fondeurs d’un bon niveau, le skieur progressant au pas de patineur sur la piste. Il ne convient pas de s’initier au ski de fond avec son chien ! À l’origine pratiqué avec un cheval, le ski-joring nécessite un seul chien, relié à la ceinture du skieur par la ligne de trait. Quand il s’agit de pulka, le chien tire une petite luge nommée ainsi, plus ou moins lestée, à laquelle est relié le fondeur. Il importe que le chien déploie assez d’énergie pour tirer le skieur dans les montées, mais ralentisse sur ordre dans les descentes. L’obéissance est donc à travailler particulièrement. La distance d’entrainement se base sur les capacités de l’homme comme du chien.

Le traineau

Discipline reine du sport de traine, elle ne peut évidemment par définition se pratiquer que sur neige, ce qui limite les possibilités d’entrainement des nombreux mushers ne résidant pas en montagne.

Faire du traineau nécessite un investissement financier relativement important : matériel, chiens plus nombreux, déplacements. Au minimum deux huskies ou samoyèdes pourront tirer un traineau léger sur de courtes distances, mais le musher devra pousser et courir bien souvent ; un malamute ou un groenlandais bien costaud pourrait éventuellement tirer seul. Mais disons que trois huskies ou samoyèdes et deux malamutes ou groenlandais sont un minimum pour que chiens et musher travaillent aisément.

 

Au-delà le nombre de chiens se détermine selon deux critères à considérer attentivement avant chaque sortie et auxquels il faut adapter son attelage : le poids transporté, la qualité de la neige et le dénivelé de la piste.

Les activités d'été

Le cross canin ou cani-cross

Equipé de son harnais, le chien est relié à la ceinture de son coéquipier humain par une ligne de trait. Il doit évidemment toujours tirer devant. Cette discipline est réservée aux amateurs de crouse à pieds ! Nécessitant fort peu d’investissement et étant très souple du point de vue adaptation au parcours, on peut entrainer son chien partout : une piste abîmée par des ornières, dangereuse en vélo, peut être empruntée à pied. La distance maximum sera souvent celle que l’homme peut accomplir… Le cross canin est très pratique pour entrainer un tout jeune chien qui n’est pas encore assez puissant pour tirer seul au vélo, et lui inculquer la compréhension des ordres et la sensation de traction. Si l’on cherchait un inconvénient à cette discipline, ce serait peut-être le fait que l’homme courant derrière le chien, celui-ci ne produit pas un gros effort de traction, et il peut être surpris par la différence si on l’attelle un jour au traineau.

 

Dans presque toutes les courses et démonstrations hors-neige, est prévue une catégorie où les spécialistes de cette discipline peuvent s’illustrer.

Le vélo

C’est la discipline la plus pratiquée en hors-neige car elle nécessite peu d’investissement matériel et peu de chiens. Suivant leur puissance on attelle de un à trois chiens : on déconseillera d’en atteler davantage car les risques de chute seraient top grands. En effet, étant un poids roulant, un vélo est très facile à tirer, beaucoup plus qu’un traineau. Avec des huskies dotés d’un tempérament de feu, on peut atteindre 30 voire 35km/h en pleine descente (notamment lorsqu’un chevreuil ou un lapin déboule sur la piste !). Le freinage d’un VTT est donc beaucoup trop faible pour arrêter les chiens, et à pleine vitesse, une chute serait dangereuse.

 

Le vélo est très commode pour éduquer son chien de tête. Pour un musher novice dont les chiens sont eux-mêmes débutants, c’est la façon le plus pratique de es entrainer sans trop de difficultés même s’ils ne connaissent pas encore bien les ordres. On peut se faufiler, braquer et faire demi-tour facilement.

La trottinette

Intermédiaire entre le vélo et le kart, la patinette, ou trottinette est aussi très pratique ; on peut aider le chien en posant le pied au sol et on est très vite descendu en cas d'ennui. On n'y attelle 1 (pour les junior) à 2 chiens en course.

Le kart

À trois ou quatre roues, plus lourd et plus stable (en principe !) qu’un vélo, doté d’un freinage plus puissant, le kart permet d’entrainer davantage de chiens suivant le poids de l’engin. On ne peut pédaler mais on peut toujours braquer comme au vélo, et certains engins sont conçus pour porter un passager. Mais là encore, il convient d’adapter le nom de chiens au poids et au freinage de l’engin. Certains karts d’environ vingt kilos, présentés comme pouvant convenir pour huit chiens, paraissent souvent bien légers. N’oublions pas qu’un accident de kart peut être beaucoup plus dangereux qu’une chute au traineau et qu’un freinage mal adapté ne suffit pas à arrêter les chiens. La plupart des karts sont conçus en général pour des attelages de trois à six chiens et dans ce dernier cas l’engin devra peser au moins 50kg. S’il n’est pas trop inconfortable et que l’on dispose de belles pistes forestières, on peut même envisager d’accomplir des distances moyennes de vingt ou trente kilomètres, mais il faut bien avouer qu’un kart ne peut atteindre le confort d’utilisation et faire éprouver les sensations que l’on connait au traineau.

Le quad

A partir de 6-8 chiens, on peut se munir d'un engin idéalement adapté à l'entrainement : le quad. Lourd, stable car à quatre roues, avec un freinage puissant, confortable et sécurisant pour le musher comme pour le passager, il nécessite un investissement financier plus important ; on peut néanmoins essayer de trouver un engin d'occasion dont le moteur est hors d'usage.

Toutes les informations de cette page sont tirées du livre "Manuel pratique du traineau à chien" de Sophie LICARI que nous considérons comme une véritable bible du mushing.